3 conseils aux parents débordés

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3 conseils aux parents débordés
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En tant que parent, il est normal de se sentir débordé. Par le travail, l’arrivée d’un nouvel enfant, les difficultés de la vie… les raisons sont nombreuses. En plus de cela, s’ajoutent l’investissement que prendre soin d’un enfant et son éducation demandent. Et si l’on multiplie toutes ces contraintes par le nombre d’enfant, il y a de quoi se sentir acculé. De là peut naître un épuisement parental, voire un regret maternel. Moi même, je ressens souvent ce sentiment. J’ai eu mes enfants en traversant des difficultés financières graves. Or mes bébés pleuraient beaucoup, demandaient beaucoup d’attention dans la journée, temps que je n’avais pas toujours, trop occupée à essayer de trouver une solution pour nous sortir de la misère (je vous assure, le mot n’est pas trop fort pour décrire notre situation). En plus de cela, je devais continuer à être une épouse et une mère aimante, tout en assurant au travail, afin que mes difficultés ne se répercutent pas sur ma vie professionnelle.

Alors oui, il m’est arrivé, et il m’arrive encore, de ressentir une profonde fatigue, parfois de la colère, voire du regret. Regret de ma vie de célibataire, celle où j’avais du temps pour moi, où je pouvais me lever à n’importe quelle heure le week-end, faire du shopping après le travail, dépenser sans compter… Alors qu’aujourd’hui, je dois rentrer sans détour pour allaiter mon fils et soulager mes seins endoloris, je ne peux me permettre pratiquement aucun écart financier, tout est centré sur mes enfants, et je n’ai même plus de temps pour moi. Au fil du temps, je suis devenue aigrie, par moments hystériques, hyperémotive, et je voyais ma santé mentale se dégrader de jour en jour. J’ai donc pris le temps de réfléchir à ce dilemme intenable, entre l’amour et le dévouement que j’ai pour ma famille, et ce besoin d’équilibre et de temps pour moi.

Lâcher prise

Beaucoup des obligations que nous nous infligeons en tant que parent sont en fait des injonctions de notre société: être toujours au top, assurer sur tous les fronts, avoir des enfants tirés à quatre épingles, au comportement exemplaire… Ce que nous oublions souvent, c’est que nous parents, et nos enfants, sommes des êtres humains, doués d’émotions. Et parfois, ces émotions débordent, d’où les crises de larmes, les cris, la colère… Nos familles sont aujourd’hui sous pression, qui s’exprime souvent de la mauvaise façon. Ayant eu trois enfants rapprochés, j’ai rapidement appris à m’émanciper de tous ces carcans, et à lâcher prise. Ce que pense la société ou votre de votre modèle familial importe peu. Ce qui compte, c’est la famille que vous souhaitez construire et le bien-être de vos enfants. Vous n’avez pas le temps de cuisiner des plats maison? Pourquoi ne pas essayer les surgelés? Vous n’arrivez pas à tenir un planning de tâches ménagères? Pourquoi ne pas exécuter ces corvées dès que vous y pensez? Vous vous sentez fatiguée? Arrêtez de penser à la montagne de choses qu’il vous reste à faire, et faites une sieste pendant une petite demi-heure; ce que vous devez faire ne va pas s’envoler, et si vous ne les faites pas dans la minute, cela ne dérange personne. Très souvent, nous n’arrivons pas à nous dégager du temps parce que nous nous imposons trop de choses. Pourquoi vous forcer à cuisiner si vous pouvez commander, pour une fois, au resto du coin, vous régaler, et vous dégager une petite soirée tranquille.

Si vous rencontrez des difficultés, dites-vous bien que vous ne pouvez pas mener tous les combats à la fois. Vous ne pouvez pas vous battre contre des galères financières et culpabiliser de ne pas passer assez de temps avec vos enfants. Priorisez ce qui vous paraît être important, et mettez de côté tout le reste, le temps de régler ce qui doit l’être. Car à force de vouloir être sur tous les fronts, vous finirez par vous fatiguer, et nourrir du regret. Si vous vous sentez débordé.e, forcez-vous à faire une pause. N’ayez pas peur de dire à vos enfants et/ou à votre conjoint.e que vous avez besoin de quelques minutes ou quelques heures pour souffler, seul.e. Pour l’éducation des enfants, c’est pareil. Si pour une fois ils sont un peu turbulents, laissez-les, plutôt que de vous épuiser à leur crier dessus. Gardez un œil sur eux et profitez-en pour faire quelque chose pour vous. Vous êtes adepte d’une éducation sans écran? C’est très noble, mais personne ne vous en voudra si vous faites quelques entorses de trente minutes de temps en temps, et cela n’altérera pas les facultés d’apprentissage de vos enfants. En gros, lâcher prise, c’est instaurer de l’équilibre dans votre vie et votre famille.

Être créatif.ve

Être créatif est une nécessité pour éviter l’épuisement, notamment quand on a des enfants en bas âge ou qui ont besoin de beaucoup d’attention. J’ai eu trois enfants, dont un nourrisson de bientôt dix mois, qui ont eu besoin que je leur consacre beaucoup de temps, et qui demandaient à être portés très souvent. J’ai donc été très frustrée, car je passais mon temps avec mon bébé dans les bras, où je m’exposais à des crises de larmes interminables. Si je voulais m’accorder du temps, ou simplement accomplir la moindre tâches, il était nécessaire que je trouve quelques astuces. Si, par exemple, je veux cuisiner, j’utilise une écharpe de portage ou un porte-bébé, comme ça j’ai les mains libres. Passionnée de couture, si je veux dessiner un patron, couper du tissu ou confection un vêtement, j’essaie au maximum de m’asseoir par terre, pour que mon petit dernier puisse s’appuyer sur moi pour se tenir debout, et que moi je puisse vaquer à mes occupations. Si mon bébé veut téter et que je travaille sur mon ordinateur, je le mets au sein de manière à pouvoir continuer à taper sur le clavier.

Ayant eu des difficultés financières, il y a des achats sur lesquels j’ai du faire l’impasse. Par exemple, le transat. Sachant pertinemment que mes bébés ne l’utiliseraient pas longtemps, et vu le prix d’achat des modèles de qualité, j’ai préféré ne pas en acheter. Alors pour poser mes petits, je les mettais dans le cosy. Evidemment je ne les laissait pas longtemps, le cosy n’étant pas bon pour leur dos. Mais pour quelques minutes, cela ne pose aucun problème. Pareil pour la table à langer. Pour mon premier, je n’avais pas les moyens de m’en offrir une. Alors j’ai utilisé une surface plane sur laquelle j’ai mis un matelas qui m’avait été offert mais qui n’était pas à la taille du berceau, matelas que j’ai recouvert d’une alèse, pour changer mon fils. Ce fut finalement très pratique, puisque j’étais à hauteur idéale pour effectuer les changes, et ainsi préserver mes lombaires.

Développez, dans votre quotidien, des petites astuces qui vont vous faciliter la vie et vous permettre de vaincre ce sentiment de débordement qui peut vite submerger. Vous vous rendrez la vie plus facile!

Continuer à prendre soin de soi

Vous devez continuer à prendre soin de vous, coûte que coûte. Que ce soit physiquement ou mentalement. Physiquement, pour préserver l’estime de soi, qui est importante en tant qu parent. Après la naissance de mon troisième enfant, j’ai négligé de prendre soin de moi. Quand j’ai repris le travail, je privilégiais le confort à mon style, et j’allais au travail avec des ballerines Décathlon au pieds, et mes tresses de la veille sur la tête, donc pas coiffée. Mais quand je tombais sur mon reflet, j’avais un sentiment de honte et de dégoût à mon égard. Il a fallu que j’essaie une paire d’escarpins, après plus de quatre ans sans en porter, pour que l’électrochoc se produise: il était urgent que je me reprenne en main, pour mon bien. Parce que si je suis bien, mes enfants sont bien. Mentalement, parce qu’il ne faut jamais cesser d’apprendre. Depuis que j’ai eu mes enfants, je n’ai plus le temps ni l’énergie de lire. Et j’avoue que le soir, quand ils sont couchés, je préfère passer une soirée en amoureux avec mon mari plutôt que de le passer seule à lire. Alors si je veux apprendre quelque chose, je privilégie le format vidéo, plus rapide à consommer. Quand j’en aurai fini avec mes ennuis financiers, je reprendrai très certainement la lecture.

De même, autant que possible, n’abandonnez pas vos ambitions professionnelles. Plus que tout, je souhaite être un modèle de travail et de courage pour mes enfants. Alors ça m’oblige à revoir mes ambitions professionnelles à la hausse. J’avoue qu’entre passer les concours des catégories supérieures de la fonction publique et devenir entrepreneure, la question n’est pas encore tranchée. Mais une chose est sûre, mes ambitions sont toujours intactes. Encore mieux elles sont décuplées, car mes enfants sont mes propulseurs.

Ne voyez pas vos enfants comme des freins. Effectivement, devenir parent impose certaines contraintes, d’horaires, d’investissement dans leur éducation… Mais mettre sa vie entre parenthèse n’est as, selon moi, la solution. Mettons-nous d’accord: si vous avez fait le choix d’êre parent au foyer, félicitation, c’est certainement le métier le plus dur qui soit. Mais si vous avez fait le choix d’une carrière professionnelle et que vous souhaitez évoluer, ne vous l’interdisez pas. Vous êtes salarié.e mais vous tournez en rond dans votre poste? Postulez ailleurs. Vous souhaitez avoir plus de responsabilités, mais vous craignez de finir tard et de ne plus être disponible pour votre famille? Il serait peut-être temps de monter votre affaire, et vous tailler la vie qui vous convient? Que vous soyez parent ou non, de multiples choix s’offrent à vous. Sachez que rien n’est impossible, avec des enfants ou non.

J’espère que ces quelques conseils vous auront redonné de l’énergie et du réconfort. Votre famille est votre plus belle construction, ne la regrettez jamais. Avec quelques astuces et une bonne dose de liberté, vous pouvez être heureux.se en tant que parent, continuer à vivre et aspirer au bonheur de voir vos enfants grandir.

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