Mon deuxième accouchement: par voie basse, avec péridurale

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La veille de mon accouchement, rien ne permettait de prévoir que le lendemain, je donnerais naissance à ma fille. C’était une belle journée, ensoleillée, où je me sentais particulièrement en forme, alors que tout au long de cette grossesse, j’avais enchaîné les malaises.

Le matin, je me suis rendue à la maternité pour mon rendez-vous de la 39ème semaine d’aménorrhée, accompagnée de ma mère et mon fils. Après un monitoring de contrôle, une échographie pour vérifier la quantité de liquide amniotique et un examen du col, la sage-femme m’annonce que je suis dilatée à 1 doigt, presque deux. Pour elle le travail commençait à se mettre en route, et je pourrais accoucher deux jours plus tard.

Après mon rendez-vous, le temps étant vraiment agréable, nous avons fait le trajet du retour, de Bondy à Bobigny, à pied. Vu la proximité éventuelle de mon accouchement, nous avons convenu avec ma mère que mon fils resterait chez elle, afin que je n’aie pas à me soucier de le faire garder s’il fallait que je me rende à la maternité. Je suis donc rentrée chez moi retrouver mon mari, sereine de savoir mon fils en sécurité, mais triste d’avoir à me séparer de lui. Nous avons passé une après-midi merveilleuse, à danser sur des sons qui nous rendaient nostalgiques, à rire et prendre du bon temps.

20 heures

Au moment du diner, j’ai commencé à ressentir des contractions douloureuses, espacées de 5 minutes chacune. N’étant pas sure que ce soit le vrai travail qui commence, je préfère attendre de voir si la douleur augmente avant de me rendre aux urgences.

22 heures

Je vais aux toilettes. J’ai perdu un léger filet de sang, mais vu la faible quantité, je décide d’attendre avant d’aller à l’hôpital.

1 heure du matin

J’ai de plus en plus mal. mon mari me propose d’aller faire un contrôle à la maternité. J’accepte, sans conviction. Du coup, en guise de bagage, je pars avec seulement une tenue de naissance pour ma fille, au cas où, et une serviette de bain, au cas où je perdrais les eaux dans la voiture. Arrivée aux urgences obstétriques, et après un monitoring, le maïeuticien (terme utilisé pour désigner un sage-femme homme) examine mon col. Je suis en faux travail mais ayant fissuré la poche des eaux, il décide de me garder, le temps que le travail se mette en route. Je suis installée en salle de naissance, où je parviens enfin à m’endormir.

8 heures

Je suis réveillée par d’intenses douleurs. Je vais dans le couloir à la recherche d’une sage-femme, et là je croise celle qui m’avait accouché un an plus tôt. Elle examine une nouvelle fois mon col, qui était ouvert à 5. Elle me propose la péridurale, que j’accepte; je voulais accoucher sans péridurale, mais j’étais trop fatiguée, émotionnellement et physiquement pour gérer la douleur. Après que l’anesthésiste a posé la péridurale, les douleurs n’ont pas disparu mais les contractions sont devenues plus gérables. Cependant, comme cela arrive souvent, le produit a surtout fait effet du côté gauche, et a ralenti le travail. Lorsque la sage-femme revient pour m’examiner, elle me dit que la poche des eaux n’est toujours pas rompue; elle reviendra une heure plus tard afin de vérifier, auquel cas elle la percera elle-même. Je parle intérieurement à mon bébé, et lui demande de venir. Au prochain examen, la poche des eaux avait cédé, ce que je n’ai pas senti à cause de l’anesthésie.

13h30

La péridurale a cessé de faire effet et les contractions sont devenues plus intenses. Une demi-heure plus tard, la sage-femme réexamine mon col: je suis à dilatation complète. Cependant, le bébé est encore haut, et son cœur commence à faire les montagnes russes. On m’installe  pour la poussée, totalement à bout de forces. Je crie à Dieu (oui, je suis croyante), et je reprends confiance en moi. Finalement, après une poussée, ma fille arrive tranquillement, sans forcer.

Bilan

Avec le recul, je n’ai pas aimé accoucher sous péridurale. Déjà, j’aurais peut-être accouché plus tôt si j’avais été en état de gérer la douleur. Ensuite, je n’ai pas aimé le fait d’être totalement immobilisée, ni la sensation de lourdeur dans les membres. Enfin, je trouve que la récupération a été plus longue que pour mon premier accouchement. Cependant, je ne regrette pas ma décision à ce moment-là, car je savais que je n’aurais pas la force de gérer la douleur, la grossesse ayant été particulièrement éprouvante à tous points de vue.

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