Accueillir bébé avec un petit budget

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Lorsque je m’imaginais maman, je pensais que je pourrais accueillir mon enfant dans les meilleures conditions: lui acheter la poussette dernier cri, du mobilier Sauthon, les plus grandes marques… Seulement lorsque je suis tombée enceinte de mon premier enfant, j’ai également connu mes premières difficultés financières, qui ne se sont pas réellement arrangées à ce jour. Pendant les deux premiers trimestres de ma grossesse j’étais très angoissée à l’idée de ne pas pouvoir subvenir aux besoins de mon enfant, ni de pouvoir prendre soin de lui correctement, alors que moi, petite, je n’avais manqué de rien même si ma mère m’avait élevée en solo.

Avoir des problèmes d’argent m’a donc obligée à repenser ma maternité, et à me concentrer sur l’essentiel. J’ai donc du établir une stratégie afin de pouvoir accueillir mon futur bébé dans les meilleures conditions possibles.

Étaler les dépenses

Alors que j’avais lu beaucoup de témoignages de futures mamans qui avaient acheté d’un coup tout le trousseau de mon futur enfant, j’ai vite compris qu’avec mes finances, qui étaient des plus minces, il me serait impossible de faire pareil. J’ai donc effectué les achats pour mon fils au fil de l’eau, en fonction de mes possibilités. Dès que j’avais une rentrée d’argent, j’en profitais pour acheter soit des vêtements, soit des produits de soin. Au troisième trimestre, alors que l’arrivée de mon fils approchait, j’ai finalement pu acheter son lit et son cosy. En étalant les achats, la préparation du trousseau de mon bébé a été plus légère, et j’ai pu parer aux dépenses les plus urgentes avec plus de sérénité, même si la situation demeurait très stressante.

Renoncer au superflu

Lorsque j’ai appris ma grossesse, je m’imaginais poussant fièrement ma poussette nacelle dernier cri, ou montant la chambre de mon fils avec le dernier mobilier à la mode. J’ai donc commencé à prospecter dans les boutiques les plus tendances de Paris afin d’établir un budget. Seulement, quand j’ai compris que ma situation financière ne s’arrangerait pas de sitôt, je me suis rendue à l’évidence: il ne me serait pas possible de tout prendre. J’ai donc réfléchi à ce qui lui serait le plus utile dans un premier temps, et éventuellement compléter après sa naissance.

Voici ce que j’ai acheté avant qu’il ne naisse, côté vêtements:

  • 5 bodys taille un mois
  • 7 bodys taille trois mois
  • 5 pyjamas taille naissance et un mois
  • 3 pyjamas trois mois

Pour ses soins:

  • un litre de liniment oléo-calcaire (format très économique, il m’a duré plus d’un an)
  • un flacon de savon Weleda bio
  • un paquet de coton
  • une trousse de soins comprenant entre autres un thermomètre, une brosse, une brosse à dents à doigt, un coup-ongles
  • un set de deux serviettes en coton
  • des langes

Pour ses déplacements:

  • un cosy
  • un porte-bébé (offert par ma belle-sœur, qui ne l’avait pas utilisé pour son enfant)

Et un berceau et des draps pour sa chambre. Je n’ai pas pris à l’avance les couches car je ne connaissais pas son futur poids de naissance (il avait été estimé mais il y a souvent des erreurs), ni le lait, car je souhaitais l’allaiter exclusivement (finalement à cause de la photothérapie, il a aussi reçu du lait maternisé).

Enfin, en pensant à mon mode de vie de citadine et de piétonne, j’ai renoncé à acheter tout de suite une poussette, car vivant au deuxième étage sans ascenseur, soulever la poussette et le bébé aurait été une véritable corvée dans les escaliers, sans parler des transports, surchargés en Seine-Saint-Denis, le département où je vis.

Après la naissance de mon bébé, je me suis sentie coupable de ne pas pouvoir lui offrir tout ce que la société nous impose d’acheter si nous voulons être les meilleurs parents du monde, alors que moi je n’avais pu acquérir que le strict nécessaire. Et au fil des jours, je me suis rendue compte d’une chose: mon fils n’avait pas besoin de plus, le plus important pour lui étant tout l’amour et toute l’attention que j’étais en mesure de lui apporter. Et lorsque je voyais mon fils s’épanouir au fil des semaines, comment il grandissait, tous les progrès qu’il faisait, je me suis convaincue d’une chose: ce sont nous, les parents, qui nous mettons la pression à acheter des choses aussi superflues les unes que les autres. Par exemple, je voulais absolument un Bib’expresso pour préparer les biberons de mon bébé. Mon mari lui n’était pas convaincu de son utilité, alors que moi je pensais qu’en tant que jeune maman qui n’y connaissais pas grand chose en bébé, j’en avais absolument besoin. Finalement, c’est mon fils qui a tranché: prenant tous ses biberons à température ambiante depuis la maternité, cet accessoire n’était désormais plus d’aucune utilité. Pareil pour la poussette: c’est vrai que les systèmes 3-en-1 avec nacelle et cosy font rêver, mais la nacelle ne sert en fait que trois à quatre mois à peine, les cosys peuvent parfois être mal notés sur Securange, et les poussettes sont souvent trop lourdes si l’on prend souvent les transports. J’ai donc opté pour le porte-bébé dans un premier temps, beaucoup moins cher. Et franchement, sentir mon fils tout contre moi, rassuré et apaisé, ça vaut tout l’or du monde. Nous avons procédé ainsi pendant douze mois (le porte-bébé était tellement ergonomique que j’ai pu continuer ainsi même étant enceinte de mon deuxième enfant), puis j’ai acheté une poussette simple mais qui se plie à une main, très pratique dans le métro parisien!

Acheter d’occasion

Avant mon mariage, j’étais snob et bête. J’achetais tout en neuf et je me refusais à acheter en seconde main, participant ainsi au grand gaspillage collectif qui a amené au saccage environnemental dans lequel nous sommes aujourd’hui. Après mon mariage, mon mari a chiné quelques meubles d’occasion que nous avons aujourd’hui, et qui sont toujours fort utiles. Alors au vu de nos finances, nous avons décidé d’acheter le berceau de notre fils de seconde main. Afin que cet achat dure dans le temps et l’accompagne le plus longtemps possible, nous avons opté pour un lit évolutif, c’est-à-dire un berceau réglable en hauteur pour s’adapter aux différentes postures de l’enfant, et dont les barreaux sont amovibles pour se transformer en lit junior. Aujourd’hui mon fils a trois ans, et il l’utilise encore.

A l’époque, Vinted ne vendait pas encore de mobilier pour enfant, et je connaissais à peine cette application. J’ai donc acheté le berceau de mon fils sur le Bon Coin, et je n’ai pas été déçue, même si le vendeur avait oublié de nous fournir les vis nécessaires au montage (il est gentiment revenu nous les apporter). Ce berceau m’aurait coûté plus de 300 euros si je l’avais acheté neuf, mais d’occasion, il m’est revenu à 50 euros, soit 4 fois moins cher.

J’ai également récupéré, gratuitement, de nombreux vêtements pour bébé dont ma belle-sœur ne se servait plus. J’avoue que ça a été une sacrée aubaine, puisque je n’ai pas eu à acheter des vêtements pratiquement jusqu’à ses un an, une belle économie en perspective.

Pour mes autres enfants

Je suis tombée enceinte de ma deuxième cinq mois après la naissance de mon premier. Autant dire qu’elle a récupéré la majorité de ce que son frère ne portait plus. Les seuls achats que j’ai effectué pour elle, mis à part quelques robes (pour faire plaisir à Maman 😉 ont été un cosy (mon fils utilisait toujours le sien), un ensemble berceau et table à langer, toujours sur Le Bon Coin, quelques draps et bodies supplémentaires (certains n’étaient pas récupérables car trop abîmés). J’ai également ajouté quelques vêtements de sortie, que j’ai pris chez Sympa, une grande enseigne de déstockage.

Pour mon dernier, j’ai du racheter un peu plus que pour ma fille, car étant sure de ne plus vouloir d ‘enfant pour le moment, j’ai donné tous les vêtements trop petits aux associations caritatives (Le Relais pour ne pas la citer), mais l’addition n’a pas été trop salée non plus, puisque mon premier, désormais un petit garçon, n’utilisait plus son cosy. Ma gentille belle-sœur avait gardé des vêtements bébé de son petit, qu’elle ma donné; je n’ai plus d’achat de vêtements à faire jusqu’à ses dix-huit mois, sauf quelques bodies tout au plus. J’ai Ajouté à cela quelques produits de soin et une écharpe de portage pris sur Amazon (reconfinement oblige), et c’est tout. Je dois racheter un porte-bébé et une poussette, mais comme mon fils est encore tout petit, il ne pourrait de toute façon pas les utiliser avant quelques semaines, voire quelques mois pour la poussette; là encore, ce sont des achats que je peux différer sans problème.

J’espère que mon témoignage pourra vous encourager à accueillir votre tout-petit dans les meilleures conditions, quelle que soit la taille de votre budget; il n’a en fait besoin que de votre amour sans limite.

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